Après OpenAI, c’est au tour d’Anthropic de dénoncer les méthodes de la licorne chinoise DeepSeek.

En détournant l’assistant Claude via des milliers de comptes, trois acteurs majeurs de l’IA en Chine auraient siphonné l’intelligence de modèles américains pour accélérer leur propre développement à moindre coût.

Cette technique permettrait d’expliquer en partie l’incroyable frugalité des modèles d’IA chinois.

Mais elle aussi souligne de manière assez ironique la logique de course à la donnée, dans laquelle Anthropic est lui aussi accusé de vol.

La “distillation” : quand l’IA s’entraîne sur ses concurrents Reste que le conflit dépasse la simple querelle commerciale. Anthropic affirme que DeepSeek, mais aussi Moonshot AI (Kimi) et MiniMax (Talkie), ont orchestré une campagne massive de “distillation”.

Cette technique consiste à utiliser les réponses d’un modèle supérieur pour entraîner un modèle plus compact ou moins coûteux.

Selon le rapport publié par la start-up californienne, des chiffres témoignent d’une automatisation industrielle du pillage :

Création de 24 000 comptes frauduleux pour contourner les quotas et les restrictions géographiques. Génération de plus de 16 millions de conversations ciblées avec l’IA Claude. Pivot technologique ultra-rapide : MiniMax aurait réorienté 50 % de son trafic vers le dernier modèle d’Anthropic seulement 24 heures après sa sortie. « Ces campagnes gagnent en intensité et en sophistication. La fenêtre d’action est étroite et la menace s’étend au-delà d’une seule entreprise ou d’une seule région » affirme par communiqué Anthropic.