Des cas concrets présentés devant la justice en Suisse romande illustrent les difficultés de la chaîne pénale confrontée à la cybercriminalité internationale.

  • Plus de 5900 Suisses ont déposé plainte pour escroqueries aux cryptomonnaies.
  • Les autorités admettent leur impuissance face aux réseaux criminels israélo-chypriotes internationaux.
  • Les fonds transitent par des paradis fiscaux, rendant toute récupération quasi impossible.
  • Les victimes se heurtent souvent à des classements invoquant leur manque de prudence.

La Vaudoise Carla* fait partie des 5952 Suisses qui, entre 2022 et 2024, ont déposé une plainte pénale en raison d’une cybernaque dans un investissement en ligne, souvent en cryptomonnaies. Elle a perdu près de 140’000 fr, en partie versés en cryptos, entre janvier et mai 2022. Cette opération ne lui a rapporté que 1000 fr. alors que les escrocs lui avaient fait miroiter, si elle avait payé davantage, un gain d’1,2 million de francs.

Le phénomène, attisé par des arnaqueurs qui agissent dans un système complexe de ramications internationales, s’est développé de façon exponentielle ces dernières années, comme l’a montré notre enquête en novembre dernier: «De Tinder aux Seychelles, une vague d’arnaques aux cryptomonnaies ruine les Suisses».

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