Les cybercriminels usent désormais de ressorts psychologiques complexes afin de manipuler leurs victimes. Ils jouent sur l’urgence, la peur, les biais de soumission et parfois même sur le sentiment amoureux. Le résultat pour les victimes : un fort sentiment de culpabilité et une honte qui va jusqu’à les condamner au silence

Au sein de France Victimes, le nombre de personnes accompagnées sur des sujets cyber a progressé de 500 % entre 2020 et 2025. « C’est du jamais vu. Aucun autre délit ne connaît de telles augmentations », déplore Jérôme Moreau, porte-parole et vice-président de la fédération France Victimes. Même constat du côté de Cybermalveillance.gouv.fr, qui observe une augmentation sensible des parcours d’aide en ligne.