C’est une révélation qui a fait grand bruit. Le mardi 27 janvier, le journal de 20 heures de France 2 a diffusé un reportage accablant montrant que Capgemini, l’un des fleurons de la tech française, collaborait avec ICE. La filiale américaine de la firme a en effet développé un outil pour identifier et localiser des personnes en situation irrégulière. Cette révélation a suscité un tollé. La police de l’immigration américaine est au centre d’une polémique pour ses méthodes brutales, parfois en dehors du cadre même de la loi.

Une vente pour éteindre la polémique Au centre de la tourmente, Capgemini a annoncé dimanche 1er février qu’elle vendait sa filiale incriminée. L’entreprise a tenu un conseil d’administration exceptionnel durant le week-end, ce qui a conduit à cette décision. L’annonce a été faite via un communiqué :

« Capgemini a estimé que les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale »