Un rapport rédigé par l’eurodéputé suédois Tomas Tobé, rapporteur du texte, conclut que « le niveau d’ambition de la Commission ne correspond pas encore à l’ampleur de la menace ». L’élu reconnaît néanmoins que l’initiative constitue « une étape importante » dans la protection des processus démocratiques européens.

L’Union européenne est confrontée à un « cocktail extrêmement dangereux » mêlant manipulation étrangère et désinformation en ligne, explique Tomas Tobé à Euractiv. Il cite en particulier « l’ingérence russe, ainsi que les géants technologiques chinois et américains qui n’assument tout simplement pas leurs responsabilités » comme principaux facteurs de déstabilisation.