Après plus d’une décennie passée à sculpter le paysage de la recherche fondamentale au sein du géant des réseaux sociaux, une figure tutélaire tire sa révérence. Ce départ met en lumière un fossé idéologique désormais infranchissable sur l’avenir technologique du groupe.

Au-delà des querelles de personnes, c’est une divergence philosophique majeure qui motive ce départ. Le scientifique maintient depuis longtemps que les grands modèles de langage (LLM) constituent une impasse technologique pour atteindre une véritable superintelligence.

Selon lui, ces systèmes, aussi impressionnants soient-ils, restent limités par leur incapacité à comprendre le monde physique et ne font que manipuler des probabilités linguistiques.

Persuadé d’avoir raison contre la tendance actuelle qui a « contaminé » les équipes de Meta, il entend désormais prouver la validité de son approche à travers sa nouvelle start-up, Advanced Machine Intelligence Labs.

Il mise sur le développement de modèles du monde, capables d’apprendre à partir de vidéos et de données spatiales, une voie qu’il estime être la seule capable de franchir les prochains caps décisifs de l’intelligence artificielle.