Morceau de bravoure. Début décembre, une équipe de sept enquêteurs allemands publie les résultats de plusieurs semaines d’investigation sur l’origine des multiples survols de drones sur des bases militaires et sites stratégiques en Allemagne et aux Pays-Bas. Un travail monumental a été abattu : pour identifier des mouvements anormaux de cargos qui auraient pu servir de porte-drones, elle a analysé des milliers de trajectoires grâce à la plateforme Global Fishing Watch, qui utilise les données AIS (Automatic Identification System) permettant de suivre en temps réel la position des navires grâce à leurs transpondeurs, et croisé les résultats avec les lieux des survols.
Leur conclusion pointe vers trois navires, le Lauga, le Dolphin et le Snapper, tous plus ou moins liés au groupe russe Rosatom. Les enquêteurs établissent même une vingtaine de corrélations entre la présence de ces cargos dans une zone et le survol de sites critiques par des drones. Pour vérifier leur intuition, les sept compères parcourent même 2 500 km en voiture le long des côtes, de la France à la Belgique, jusqu’à réussir à filmer le Dolphin avec leur propre drone. « Notre piste mène à la Russie », conclut leur rapport.



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