Dans le jargon de la cybersécurité, le dwell time (ou temps de présence) est une statistique scrutée à la loupe. Elle représente le temps qui s’écoule lors d’une intrusion informatique. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, la façon dont ce délai est calculé cache une subtilité importante. Lorsqu’un réseau informatique est compromis, l’un des premiers indicateurs scrutés est le temps passé par les pirates à l’intérieur du système avant d’être découverts, ce que l’on appelle le dwell time. Cet indicateur est crucial : il permet aux entreprises d’évaluer leur capacité de détection et de réaction face aux menaces.

À une échelle plus large, il offre aussi une lecture précieuse de l’équilibre des forces entre attaquants et équipes de cyberdéfense.

D’après le dernier rapport de Google Security paru en 2026, le dwell time médian s’est établi à 14 jours en 2025, contre 11 jours en 2024. Une hausse que l’entreprise attribue notamment à la résurgence des campagnes d’espionnage de longue durée menées par des groupes dits APT (Advanced Persistent Threats) et à l’activité croissante des agents nord coréens opérant sous couverture à l’international.