L’hôpital cantonal de Lucerne (LUKS) soigne son image. Reportages télévisés, clips sur les réseaux sociaux et brochures à tout va: le plus grand centre hospitalier non universitaire de Suisse présente son programme «Virtual Care» comme une révolution.

Le principe? Des caméras installées dans les chambres, des soignants qui surveillent tout derrière des écrans, et une centrale de surveillance veillant à tout garder sous contrôle. Sur le papier, tout le monde est gagnant: le personnel serait soulagé et les patients mieux encadrés. Les questions sur la protection de la sphère privée et des données, elles, restent en arrière-plan.